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Histoire succincte de l’ancien Ermitage de Limay

L’histoire mouvementée d’une partie de l’actuel bois de Saint Sauveur débute au 14ème siècle, sous le règne de Charles V, roi de France (dit le sage, 1338-1380).

On raconte que trois bandits terrorisant Limay et ses environs vivaient et cachaient leur butin dans une grotte du bois. Durant cette période, Charles V envoya son armée rétablir l’ordre royal en venant à bout de « la bande de Limay ». Ce qui a été fait, et selon les dires de certains, les trois bandits, une fois tués auraient été enterrés au pied du calvaire (puisque celui-ci était composé de trois pierres).

Après s’être débarrassé des bandits, l’histoire raconte qu’on a construit à la place de la grotte une chapelle creusée dans la craie. Cette chapelle devint de part sa situation géographique dominant la Seine, un observatoire idéal pour la surveillance du transport fluvial.

L’Ermitage de Saint Sauveur était composé de deux parties, celle du gardien que l’on distingue au premier plan et celle de la chapelle dont on peut voir l’entrée de la cour en deuxième plan.

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Pendant des siècles, cette chapelle troglodyte était habitée et surveillée par des frères ermites qui entretenaient ce lieu.

Les frères portaient des prières pour le bien des bateaux ainsi que leur équipage et surveillaient la circulation fluviale sur la Seine. C’est pour la bienfaisance de ces attentions, que les armateurs de Rouen offrirent à la chapelle une mise au tombeau avec des personnages grandeur nature. 

Le dernier ermite mourut en 1882, ce qui provoqua la mise en place d’un gardien nommé par la municipalité. Ce gardien vécu avec femme et enfants dans la maison dite « du gardien » jusqu’en 1911.

Après cette date, les objets les plus précieux ont été transférés dans l’église de Saint Aubin. Puis s’en est allé au tour des pillards de finir de vider les lieux.

La mise au tombeau fut détruite et l’ensemble des bâtiments par la suite.

Aujourd’hui, quelques pierres subsistent, le calvaire est toujours en place, et quelques grottes, vestiges de la chapelle, sont toujours visibles.